Emily Nudd-Mitchell - Rue de la verdure

il était une fois..

mercredi 17 décembre

El País présente mes carnets de voyage

En février, les éditions Demipage publient mes carnets de voyage. El País les présente :

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"Comme elle n’avait pas assez d’argent pour s’acheter un appareil photo, Emily Nudd-Mitchell mit dans un sac un stylo à pointe fine, une bouteille d’eau et une boîte d’aquarelle. Heureusement. En trois semaines, elle parcourut le Sénégal et en revint avec un carnet de voyage entier. Son trait fin délicat nous raconte tout, du plus quotidien (« des enfants s’amusent ») au plus insolite (« un trajet en voiture avec 15 personnes et une chèvre sur le toît. »).
Ses dessins sont enrichis par des bouts de tissus trouvés sur le sol, des papiers de bonbons, des petits bâtons, des billets, des câbles, des fleurs et autres petits bouts de réalité. Dans ses textes s’entremêlent des légendes exotiques, des anecdotes banales, des phrases entendues au hasard ou des explications sur la manière de construire en Afrique un lance-pierre avec une vieille chambre à air.

“Il m’arrive toujours plein de trucs. Quand je voyage, j’ai un peu la poisse…” dit l’auteur, qui a commencé son premier voyage en ratant son avion. Cependant, elle n’a pas abandonné. Elle a passé les six mois suivants en Egypte, Turquie, Yémen et Arabie Saoudite, avec un groupe d’adolescents à qui elle donnait des cours d’art. Et là, l’appareil photo ne manquait plus. Elle remplit 15 carnets (qu’elle achète dans une veille papeterie de Caen, où elle naquit il y a 29 ans.) de scènes captées toujours en direct, sans croquis, au vol de sa plume.
Dans ses pages, il y a des femmes voilées qui ne veulent pas se laisser dessiner, et des hommes réunis dans un boudoir de qât (arbuste dont les feuilles possèdent des propriétés psychotropes) ; des petites histoires, comme un vol aperçu dans le métro d’une grande ville occidentale, ou un moment de repos autour d’un thé dans le coin rural le plus profond de l’Orient. Ça fait un an qu’elle habite à Madrid et son œil vif reste autant en éveil le jour de la gaypride que devant la victorieuse marée colorée de la coupe d’Europe de football, dans les bars du quartier branché de la Latina, tout comme devant les machines à sous du bar du coin de la rue. “Je vois quelque chose et je me dis : ça, je ne dois pas l’oublier” dit Emily, " Je peux sortir mon stylo partout". La maison d’édition Demipage va publier son carnet de voyage en 2009, traduisant ses texts en espagnol. Et on peut déjà voir ses traits délicats sur leur site. www.demipage.com. (et sur mon blog : http://www.emilymitchell.canalblog.com)"

Posté par nougaque à 20:43 - so this is my life - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    excellent papier sur tes carnets!! juste ce qu'il faut pour leur rendre hommage et donner envie de les acheter à leur parution!!

    Posté par maevina, jeudi 18 décembre à 20:30

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